vendredi 25 octobre 2013

Special Forces: Soldiers de Aleksandr Voinov et Marquesate

(lu en anglais)

Voici le livre qui m'a donné envie de démarrer ce blog pour donner peut-être envie à d'autres de faire cette découverte bouleversante.

C'est l'histoire de Dan un soldat britannique des Forces Spéciales, caché sous une fausse identité de journaliste à Kaboul, pour aider les Moudjahidines  à résister aux forces russes. C'est aussi l'histoire de Vadim, agent du KGB, soldat de l'armée russe en poste en Afghanistan. C'est l'histoire de cette rencontre extrêmement violente, ce viol. Puis d'une quête de vengeance d'un homme marqué à jamais et qui refuse d'admettre ce qui lui est arrivé. 


This agony had no name, because it wasn’t meant to be done to men. Men like him. Alpha males. He was everything and everyone and owned every hole and he was not and would not and could not... He made no sound; every scream, every moment of terror and hatred was locked inside in silence. No one would ever know, no one would ever find out—if he survived, and fuck, he had to survive, had to destroy, had to wreak his revenge.

Les scènes de tortures sont éprouvantes mais jamais gratuites. Les personnages évoluent, leur relation change. Ils sont ennemis, ils se haïssent, se mesurent l'un à l'autre par la violence, puis par le sexe.

He couldn’t just fuck off and forget he’d ever done this thing on his knees with a cock between his lips. The monstrous ‘thing’ that would follow him forever because he’d want it again. And again, because it was so goddamned in tense and insane, bone-deep addictive. 

Pendant plusieurs années ils se retrouvent régulièrement, inévitablement attirés l'un par l'autre. Puis progressivement ils s'aident, se rapprochent, refusent de voir l'autre mourir dans cette guerre qui les a réunis mais menace à tout moment de les séparer.

Vadim washed himself; then joined Dan on the blanket, moving his arms around the other, head to his shoulder, cradling the back of it, one leg over his to pull him closer. He’d long lost any idea what this man was to him, only knew he had no words for it, no concept; lover didn’t quite fit it, even if it was technically true, comrade...wrong allegiance. And they weren’t friends. He knew at least that much.

Ce qui est vraiment captivant dans ce livre écrit à la troisième personne, c'est que l'on passe d'un point de vue de l'un à celui de l'autre tout le temps, d'un paragraphe à l'autre. On sait donc en permanence comment l'un et l'autre vivent leurs "rendez-vous" et leurs temps loin l'un de l'autre. On est témoin de leur évolution intime, de leur violence, de leur force, de leur haine, de leurs difficultés à savoir qui ils sont vraiment, ce qui les définit et pourquoi ils agissent comme ils le font. Ils interrogent leur relation, ce qu'elle leur apporte et pourquoi. On les sent progressivement accepter ce qu'ils éprouvent, ils se rapprochent, se touchent et finalement comprennent qu'ils peuvent être tendres l'un avec l'autre. Il peuvent continuer à être des hommes, à être eux-mêmes tout en aimant passionnément l'autre.
Ce qui est appréciable c'est qu'ils sont égaux, il n'y a pas un bon et un mauvais. Ils sont tous les deux forts et faibles à la fois. Ils ont tous les deux des défauts et des qualités.

This man though, those eyes, lips, hands and body, this man was alive, causing an onslaught of sensations when tongue met tongue, entering the body without force—unlike their cocks. Vadim tasted of tea, survival and strength. Vadim parted his lips, almost surprised at the tongue. It seemed unlike Dan, somehow, to kiss him like that. He ran his hands down Dan’s face, to his shoulders, enjoyed how the muscles shifted, how the man breathed, and felt himself press into the kiss. Demanding more, much more as it struck an inner chord, somewheredown there, which reminded him of lust and greed. He shouldn’t be wanting this, but the kiss was sensuous, tender, and after all the months it was impossible to pretend he didn’t want this, this and more, because they both could have been dead, and not met here.

Ce livre m'a beaucoup remué, j'ai éprouvé tout un arc-en-ciel d'émotions avec ces deux hommes: c'est dur, c'est violent, c'est érotique, c'est aussi touchant, tendre, triste, injuste et parfois gai. Les 600 pages je ne les ai pas vues passer. Le seul point négatif, c'est que la fin n'en n'est pas une puisqu'il y a encore deux tomes qui suivent : Mercenaries et Veteran.
Quand j'aurai retrouvé un peu de forces, lu des livres moins éprouvants, je pourrai me lancer dans la suite. Si vous êtes intéressés l'auteur a mis cette série à disposition sur son site.

En bref, un véritable coup de cœur.
Ma note: 10/10



7 commentaires:

  1. ton commentaire donne vraiment en vie de découvrir ce livre
    Elido

    RépondreSupprimer
  2. Bon tu le sais, tu m'as déjà convaincue :-)
    Je vais le lire bientôt ! Faut que je le télécharge d'ailleurs ! :)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui, oui, je sais tu me donneras ton avis, hein?

      Supprimer
  3. Ce sera une lecture commune avec Cess :) ce sera le livre le plus long que j'aurais lu en anglais, j'espère que je vais y arriver :)
    Aline - Hibana

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oh vous pourriez me prévenir? J'avais envie de le relire et ça me plairait bien de faire ça avec vous!
      L'anglais en lui-même ne m'a pas semblait plus difficile que pour un autre, juste quelques mots que je ne connaissais pas (vocabulaire anglais et non américain). Ce qui est plus difficile au début c'est le style de l'auteur, très saccadé, avec des phrases très courtes, parfois sans sujet. Et puis je m'y suis faite et j'ai adoré!

      Supprimer
  4. Ce sera une lecture commune avec Cess :) le livre le plus long que j'aurais lu en anglais :) j'espère y arriver!

    RépondreSupprimer